" Ça semble toujours impossible jusqu'à ce qu'on le fasse. " - Nelson Mandela

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La démission en janvier 2006 du Président du CNRS, Bernard Meunier, suivie quelques jours plus tard par le limogeage du Directeur Général, Bernard Larrouturou témoigne du profond malaise du CNRS …

Plus qu’un conflit de personnes entre le Président et le Directeur Général de l’institution, ces évènements sont révélateurs d’un problème majeur. Il s’agit de la question de la compétitivité de la France à travers ses capacités d’innovation et de recherche qui furent longtemps incarnées par le CNRS.

Dans un contexte où les dirigeants politiques ne cessent de faire l’apologie de la recherche, la place du CNRS dans la stratégie française en la matière semble aujourd’hui assez mal définie et d’aucuns s’interrogent sur la « mort programmée » de l’institution ?

En France, et plus globalement en Europe, le niveau d’investissement reste relativement bas par rapport à d’autres pays tels que les Etats-Unis ou Israël et en regard des réels besoins de financement de l’innovation. A titre de comparaison, en 2004, 631 millions d’Euros ont été investis en France contre 1.500 millions d’Euros en Israël. On notera tout de même une amplification des mesures institutionnelles en faveur de l’investissement notamment la création d’Alternext qui vise à permettre de combler un chaînon manquant du financement de l’innovation en France : celui de la bourse qui, en aval, permet la sortie des capital-risqueurs. Alternext se veut un marché intermédiaire entre la Bourse de Paris et le non coté et constitue un marché d’adaptation dans lequel des PME peuvent avoir accès à un financement de marché tout en étant soumises à des règles adaptées à des sociétés de petite et moyenne taille.

Parmi les différents acteurs capables d’accompagner les jeunes PME, les grandes entreprises sont les plus à même de le faire. L’Etat n’en n’a pas les moyens, les investisseurs s’intéressent principalement aux entreprises hautement technologiques ou aux entreprises matures, les banques ne prennent pas ce type de risque et ont des contraintes de rentabilité à court terme. Quant à l’idée du gouvernement consistant à créer des fonds d’investissement de proximité (FIP), financés par des épargnants en contre partie d’une optimisation fiscale, c’est vouloir faire jouer au contribuable un rôle que les banquiers et les investisseurs ne veulent pas endosser, à juste titre.

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