" C'est dur d'échouer, mais c'est pire de n'avoir jamais essayé de réussir. Dans cette vie, on n'obtient rien. " - Théodore Roosevelt

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E-mail adressé aux fondateurs de la Maison des ESSEC

Thomas LEGRAIN

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13 commentaires pour “E-mail adressé aux fondateurs de la Maison des ESSEC

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    Gilles van Wijk

    Thomas,
    Le changement est nécessaire. C’est d’autant plus vrai que plus les choses vont mal plus les uns et les autres sont comme tétanisés, incapables de reprendre l’initiative. Une rupture est nécessaire. Quand se produira-t-elle ? Une réunion de crise de plus ne suffira pas, ni un comité de réflexion stratégique. Le changement peut et doit venir de l’intérieur seul conscient et responsable de son devenir.
    Amitiés,

    Gilles van Wijk, Professeur Associé à l’ESSEC, Département Management

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    Bernard-Louis Roques

    Je trouve en effet désolant que la réputation et le rayonnement de l’ESSEC s’étiolent, alors qu’il n’y a pas si longtemps elle s’érigeait en dangereuse rivale d’HEC, plus innovante, plus créative, à plusieurs reprises classée 1ère de France.
    Je préfère le ton de l’email de Thomas Legrain à l’immobilisme aveuglé qui conduit irrémédiablement au déclin de cette belle école, à laquelle je suis profondément attaché.
    Sincèrement,

    Bernard-Louis Roques, ESSEC 86, Fondateur de la Maison des ESSEC, Directeur général et co-fondateur de Truffle Capital

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    François Contensou

    Depuis dix ans, la gouvernance de l’ESSEC a exploité un capital de réputation pour poursuivre une croissance volumétrique sans stratégie académique sérieuse. D’ou l’échec du MBA, l’échec de la coopération avec Mannheim. D’où la baisse des candidatures AST et mastères, en quantité et en qualité. D’où les démissions nouvelles vers l’ESCP. Alors que le groupe a maintenant des frais de structure considérables (plus de 600 salariés), il envisage encore d’investir dans l’immobilier à Singapour alors même qu’aucune réflexion sur l’avenir de la pédagogie n’est entreprise.
    Une fois de plus, on place la charrue avant les bœufs.
    Il est temps d’arrêter la machine infernale qui augmente d’abord les frais de structure, se trouve ensuite financièrement contrainte à augmenter la taille des promotions et les frais de scolarité au détriment de la sélectivité.

    François Contensou, ESSEC 66, Professeur Honoraire à l’ESSEC, Département Économie

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    Jean-Luc Pradal

    La qualité d’un diplôme s’appuie de facto sur deux aspects: son cursus pédagogique et la qualité de son réseau post diplômes.
    Sans juger du cursus pédagogique, on constate simplement que l’éparpillement des promos ne peut pas créer l’esprit d’école que semble avoir HEC.
    Mais surtout, en massifiant le nombre de diplômés pour des raisons bien comprises, le réseau lui-même s’est dilué parallèlement à la perception qualitative du diplôme par les recruteurs.
    Est-il normal que l’on soit contacté par des démarcheurs mail pour des formations master qui proposent « Offrez-vous le diplôme de l’ESSEC pour seulement xxxx K€ ? ».
    Il faut revenir aux fondamentaux, et à défaut, accepter de s’allier avec des meilleurs que nous, …

    Jean-Luc Pradal, ESSEC 81, Directeur Commercial et Marketing, GPN

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    André-Paul Weber

    La situation est assurément préoccupante. Sans doute est-ce là le résultat de choix stratégiques inadéquats. Avec les ressources mobilisées on a préféré investir dans de nouveaux locaux, développer l’encadrement administratif. Dans le même temps, l’investissement intellectuel est resté le parent pauvre.

    En 20 ans de combien de m2 le groupe ESSEC s’est-il « enrichi »? A quel rythme l’encadrement administratif a-t-il cru? De combien d’unités le corps professoral a-t-il augmenté? Quelle a été l’évolution de la dépense pédagogique comparée aux autres dépenses ? Dans le domaine de la communication par exemple? En quoi les ressources du groupe ont-elles été orientées vers l’amélioration du capital humain? Et comment encore l’enseignement des langues a-t-il évolué?

    C’est là une vieille maladie institutionnelle, créer de nouveaux bâtiments (assez largement inoccupés), puis créer de nouveaux programmes, cela fait toujours plaisir, on donne l’impression de « faire », on inaugure, on pose des plaques commémoratives, mais pendant ce temps on gâche.

    Mon propos peut sembler désabusé, directeur de l’ESSEC, je m’étais toujours opposé aux manifestation en trompe l’œil, cela devait me coûter le poste que j’occupais, mais c’est la vie !

    Il ne reste qu’à espérer une prise de conscience et l’éclaircie apparaîtra.
    Bon courage à celles et ceux qui président et présideront au fonctionnement du groupe.

    Bien cordialement,

    André-Paul Weber, ancien directeur de l’ESSEC

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    Philippe Oriez

    Je ne peux que déplorer le recul dans les classements dont la pertinence doit être relativisée eu égard à leur volatilité.

    Mon impression personnelle suite à une présentation réalisée par le Directeur Général de l’ESSEC aux contributeurs réguliers de la taxe d’apprentissage, à ma propre expérience et aux échos des préparationnaires et anciens élèves se matérialise par les points suivants:
    – l’ESSEC reste le deuxième choix des préparationnaires mais ceux ci, lors des présentations, préféreraient que davantage d’insistance soit faite sur la formation et non sur les aspects humains. N’oublions pas que la crise est très présente dans les esprits.
    – la marque est de plus en plus diluée et brouille l’image sur des thèmes de formation finalement proches. La réputation des écoles aux Etats-Unis se fait sur un ensemble : droit, médecine, management pour Harvard et non sur la déclinaison d’une matière à divers niveaux.
    – les nombreux séjours à l’étranger n’ont jamais contribué à une formation universitaire poussée, même s’ils témoignent d’une capacité d’adaptation de l’intéressé. La langue, sauf pour les vrais bilingues, reste une barrière pour des séjours trop brefs dans le cadre de l’appropriation de sujets complexes.
    – mieux vaut peu d’échanges mais de grande qualité que de nombreuses possibilités trop diluées.
    – la solidarité entre anciens élèves est inexistante.
    – des améliorations en terme de communication sont souhaitables de la part de l’école à l’égard de propositions d’anciens auxquels d’autres écoles répondent systématiquement.

    En bref, ressaisissons nous. Il est encore temps car l’image reste forte. Mais ne perdons pas de temps car ce qui fait la force d’une école c’est avant tout la qualité de ses élèves et celle de son corps enseignant, viennent ensuite celle du réseau d’échanges et la solidarité des anciens.

    Philippe Oriez, ESSEC 80, fondateur de la Financière de l’Octant

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    Jean-Pierre Labruyère

    Quelques réflexions :

    1- Le campus ESSEC est trop isolé, il faut rechercher d’autres écoles de haut niveau avec lesquelles s’associer ou se compléter ; à la limite déménager pour participer à un pôle universitaire type US.

    2- La spécialité de l’ESSEC était son excellente formation financière, reconnue par toutes les entreprises. Pourquoi ne pas en faire une option très sélective ?

    3- L’internationalisation ESSEC est insuffisante, le pôle Singapour est trop court. Une percée en Chine, en Inde, en Amérique du Sud peut être utile avec également un groupe universitaire européen.

    4- La valeur de l’ESSEC a été sa sélection par concours ; ne pas la diluer par des formations associées de moindre intérêt et valeur.

    5- La communication avec les médias est insuffisante, le bon classement se fait également par des contacts et des relations.

    6- L’orientation de l’ESSEC doit être validée par un comité de jeunes diplômés (quadras), dont la réussite personnelle est une bonne caution, aptes à saisir de bonnes opportunités en France et en Europe.

    Jean-Pierre Labruyère, ESSEC 61, Président du Groupe Labruyère Eberle

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    Olivier du Chayla

    Salut Thomas,

    Je retrouve avec plaisir ton sens de l’à-propos qui t’avait fait connaitre déjà sur les bancs de l’ESSEC.
    Je partage bien entendu les différentes analyses et constate l’absence de vision stratégique de l’école (dans son ensemble) et l’amateurisme de l’association des anciens.

    Cette absence de vision met désormais en danger la marque, actif clé qui cristallisait l’excellence ET l’esprit atypique de l’école (la création de l’apprentissage par exemple).

    Il est grand temps de prendre les choses en main. A bientôt ?

    Olivier du Chayla, ESSEC 96, Directeur Associé The Creative Factory

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    Loïck Roche
    Loïck Roche

    Il est toujours difficile de « parler » de l’ESSEC, puisque je suis directeur adjoint de GEM, néanmoins, en tant qu’ancien (E88), il me semble qu’il faut (re)partir des fondamentaux. Le principe de réalité que sont les classements. Avec : (1) La recherche académique (1er critère des classements). (2) La recherche contractuelle (les chaires). Bâtir dans le même temps une politique de visibilité, notoriété, rayonnement, via des actions « clairement » de lobbying (France et International)… Surtout, comprendre que le changement ne peut être défini, construit, et mené qu’en associant les stakeholders (tous), au premier rang desquels les profs, les anciens, les élèves, les entreprises…

    Loïck Roche, ESSEC 88, Directeur Adjoint, Grenoble Ecole de Management

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    Jean-Luc Meurisse

    A propos du classement FT, il me semble que nous avons gagné 2 places de 2010 à 2011 et que nous y sommes devant l’ESCP… bon ça va et ça vient.
    Je suis d’accord avec les commentaires de mon camarade de promo Philippe Oriez et le constat amer de mon ancien professeur F. Contensou. Je suis donateur régulier et j’ai participé à deux petits-déjeuners avec P. Tapie. Il y a eu indéniablement sous sa direction un développement remarquable de l’Ecole, en volume et en qualité (ouverture à l’international) avec hélas des difficultés réelles de positionnement, et plus récemment de graves problèmes de relations direction / corps enseignant). Que faisons-nous ? Que pouvons-nous faire pour les surmonter et préserver notre bien commun l’ESSEC?
    Thomas, merci pour ta contribution (ce lundi 13 févier matin) sur le forum LinkedIn, éclairante pour moi; payer sa cotisation (et plus en ce qui me concerne) oui, condition nécessaire mais pas suffisante, la question c’est bien de savoir comment peser et faire changer ce qui doit l’être, si possible sans nuire à l’image de l’Ecole.
    Puis-je te demander quels retours tu as eu de ta tribune dans les Echos? Que pouvons-nous faire concrètement, nous les diplômés, dans le cadre de la gouvernance de l’association?

    Jean-Luc Meurisse, ESSEC 80, Directeur audit interne, Sonepar

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    Alain Risbourg

    je partage l’analyse, relative à l’Ecole et à l’Association des anciens, qui est faite ici et au risque de mise en danger de la marque ESSEC.

    Ceci dit, une fois le constat fait, la vraie question qui se pose est celle des actions à mettre en place pour changer ceci… compte tenu des systèmes de gouvernance existants.

    Je crains tout d’abord que la médiatisation de nos « erreurs » passées et de ce constat ne contribuent encore plus à discréditer la marque…

    Je pense ensuite que c’est au niveau de la Maison des ESSEC que nous pouvons agir. En effet, à l’ère des média sociaux et de la génération Y, notre communauté (représentée par la Maison des ESSEC et les associations d’anciens de programmes), comme toutes les associations d’anciens, se doit de se remettre en cause dans sa gouvernance, ses initiatives, et les services proposés à la communauté.

    Pour cela, il me semble que notre priorité devrait être de proposer à notre communauté un réel choix, avec une réelle vision pour notre Maison commune. Ce sera ensuite aux anciens de se prononcer lors de la prochaine AG et au nouveau bureau de porter le programme pour lequel ils auront été choisis. C’est ce qui a été fait au sein de l’Association des Anciens de Telecom ParisTech.

    Ainsi nous pourrons alors peser au sein du Directoire et du Conseil de Surveillance pour définir une nouvelle stratégie pour l’Ecole.

    Alain Risbourg, Executive MBA ESSEC 2000, Telecom ParisTech 87

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    Pierre-Olivier Desmurs

    Je partage les interrogations sur l’ambition et la stratégie de l’ESSEC, ou devrais-je dire du Groupe ESSEC.

    Quand j’en suis sorti en 89, j’avais le sentiment de faire partie de l’élite dans une France qui s’ouvrait vers une Europe en réunification mais encore lointaine. Aujourd’hui, quand je recrute des consultants, je rencontre des candidats venant du monde entier, souvent double diplômés.
    Le référentiel a changé. L’excellence se mesure désormais à l’aune des meilleurs cursus mondiaux.

    J’ai pourtant l’impression que nous regardons vers le passé en se comparant en permanence à HEC, ESCP-EAP, EML et les autres. Le diplôme Grande Ecole s’est affadi et a perdu beaucoup de son sens. Nous n’avons pas su exploiter la réforme LMD et notre partenariat avec Mannheim n’a pas été le ferment d’une nouvelle croissance forte, non plus que nos cursus communs avec l’ECP. La multiplication de diplômes de consistance différente a certes tonifié l’économie du Groupe mais son impact sur la perception de la marque me paraît avoir été sous-estimé et mal accompagné. Qu’est-ce qu’un ESSEC aujourd’hui ?
    Seules les chaires me semblent une réussite et un progrès. La chaire LVMH est une référence dans le secteur du Luxe. La performance de la chaire Ventes et Stratégie Marketing apporte un précieux bonus dans les classements internationaux.

    Par ailleurs, je constate avec étonnement que notre communauté reste fragmentée et donc fragile. Je paie ma cotisation Alumni tous les ans et fréquente irrégulièrement la maison des ESSEC. J’enseigne une fois par an le marketing des services sur le campus de Cergy. J’ai aussi gardé des liens étroits et amicaux avec d’autres diplômés et enseignants. Je ne vois pas de continuité et d’échanges entre ces différents ensembles. Depuis l’automne, la presse met sur la place publique nos dissensions sans que cela provoque de grande (ré)action. Où sont nos leaders ?
    Je suis attaché à cette école, non pas à la Grande Ecole mais à l’école de vie enracinée dans une histoire humaniste, originale et soucieuse de développer l’excellence de talents différents. L’ESSEC doit grandir et nous les Alumni nous devons nous efforcer de l’aider à grandir. Nous devons renouer avec une ambition forte et originale d’excellence. Et l’excellence va de pair avec l’effort et la sélectivité.

    J’aimerais que tous les acteurs concernés (diplômés, enseignants, partenaires académiques et financiers, administration et Chambre de Commerce) puissent débattre des enjeux, purger le passé et reconstruire un projet fort, clair et fédérateur. Je crois que seul le rassemblement des Alumni pourra faire bouger les choses. Nous avons pour nous le nombre, la diversité des expériences et des talents et aussi collectivement un levier financier important. Tentons de mobiliser ce réseau via la MDE et les réseaux sociaux. Tenons des Assises / Etats Généraux / Barcamp pour avancer ensemble.

    Pierre-Olivier Desmurs, ESSEC 89, Managing Partner, Nomadvise

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    bmdivers

    Bonjour,

    Je suis actuellement étudiant en Grande Ecole à l’ESSEC, et j’ai lu avec beaucoup d’attention votre article.

    Nous sommes nombreux à l’ESSEC à penser que l’équipe dirigeante de cette école est incompétente, oui, je pèse mes mots.

    Dernière preuve en date? La réaction de cette équipe suite au dernier classement publié par le Point en février 2013, qui donne ESSEC derrière L’ESCP.

    Que nous disent-il alors? Comme d’habitude, L’ESSEC n’est pas reconnue à sa juste valeur, nous sommes une école différente et nous assumons notre différence…. Comme si c’était nous qui n’étions pas convaincus de la valeur de l’ESSEC!

    Le constat est le suivant: deux des plus grands magazines français, et un magazine de renommée internationanle donne l’ESSEC derrière l’ESCP. Alors quelles que soient les raisons, valables ou pas, à force de le répéter on va bien finir par les croire.

    Le pire à mon sens est qu’à aucun moment cette équipe ne nous parle d’erreurs commises dans le passé, ou bien d’actions correctives pour le futur: ils n’assument rien, et ne compte rien faire pour améliorer la situation!! C’est alarmant!

    Mais quel gachis! Les étudiants de l’ESSEC grande école sont triés sur le volets, les parcours à l’ESSEC sont excellents, on a une caractéristque unique par rapport à nos concurrents qui est la flexibilité, nous avons des anciens qui ont fait d’énoooooormes parcours en banque, en politique, en entrepreneuriat…

    Alors vivement le mois de Juin prochain, où une nouvelle équipe dirigeante prendra place.

    Par ailleurs, j’aimerais bien m’engager pour améliorer la situation, mais ne sais pas comment. Je suis à votre disposition pour faire bouger les choses sur le terrain!

    Bien à vous.

    Un étudiant ESSEC